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Coronavirus en Algérie : « Les deux à trois semaines à venir vont être difficiles »

Coronavirus en Algérie : « Les deux à trois semaines à venir vont être difficiles »

Les pharmaciens d’officine sont parmi les professionnels de santé les plus exposés au Cornavirus. Comment se protègent-ils ?

Messaoud Bélambri, Président du syndicat national des pharmaciens d’officine. Actuellement, on a mis des limites en matière de distances, de part et d’autre du comptoir au niveau des officines. C’est-à-dire on respecte une distance de sécurité d’un mètre vis-à-vis de nos patients via l’installation de barrières avec des bandes.

On a aussi instruit notre personnel pour respecter les règles d’hygiènes : le nettoyage quotidien et de manière répétée des différents espaces notamment les surfaces des comptoirs, les claviers, les souris, les bordures de portes, les poignets, le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon.

Est-ce que les clients des pharmacies interagissent positivement avec ces mesures en respectant la distance de sécurité ?

Nos concitoyens réagissent de manière positive vis-à-vis de ces mesures. Ils comprennent, coopèrent et nous sommes agréablement surpris par leur attitude et compréhension. On ne manque pas à ce sujet de leur conseiller tout autant de laisser une distance entre eux, d’éviter le contact, de ne pas se mettre les uns à côté des autres et d’éviter les attroupements.

Justement, par rapport aux moyens de protection, pourquoi enregistre-t-on un déficit en matière de bavettes, masques, solution hydroalcoolique ?

Nous estimons qu’au moins les professionnels de la santé auraient dû bénéficier d’une facilitation en matière d’acquisitions de ces moyens et principalement les masques. Malheureusement, il y a un grand manque. Il y a une tension internationale sur les moyens de protection. Il est devenu très difficile d’en acquérir.

Les unités implantées au niveau national et qui sont chargées de la production des masques, ne peuvent pas, selon nos informations, répondre à la demande nationale en raison d’un manque de matière première. Il y a des fibres spéciales qui doivent entrer dans la composition de ces masques. Il y a des arrivages qui sont annoncés, mais nous estimons que la tension sur ces produits sera maintenue en raison de la forte demande aussi bien au niveau locale qu’au niveau internationale.

Nous pensons que les deux à trois semaines à venir vont être difficiles et le nombre de contaminations par le coronavirus va augmenter selon les prévisions des experts. Logiquement donc la demande sera plus forte par rapport à ces moyens de protection.

Quels sont les conseils que vous pouvez prodiguer à nos concitoyens pour se prémunir contre l’infection ?

La meilleure protection, c’est le confinement. Mais également et surtout le lavage fréquent à l’eau et au savon. Le recours à la solution hydro-alcoolique ne doit se faire que quand on n’a pas accès à l’eau, quand on est en déplacement ou à l’extérieur.

Comment devrait se protéger une personne contrainte de sortir ?

Elle se protège en maintenant une distance de sécurité entre elle et les autres. Mais aussi en évitant tout contact direct avec les autres personnes en s’empêchant se serrer les mains, en évitant les embrassades. Tout comme, il est impératif de ne pas tousser au visage des autres et d’utiliser des mouchoirs jetables

Comment expliquez-vous la rupture de certains médicaments d’importance à l’instar du Levothyrox ?

Le levothyrox vient d’être débloqué et il est en train d’être distribué actuellement aux pharmacies d’officines. C’est en rapport avec la crise sanitaire liée au Coronavirus. Mais, il y a aussi régulièrement des médicaments sous tension et en rupture.

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